Les dangers de l’inhalation de poussières d’amiante pour la santé sont connus depuis le début du siècle dernier.
Le Centre international de Recherche sur le Cancer a classé l’amiante (actinolite, amosite, anthophyllite, chrysotile, crocidolite et trémolite) dans la liste des produits cancérogènes pour l’homme.
L’exposition à des fibres d’amiante entraîne un risque accru de cancer du poumon.
On a observé des mésothéliomes après des expositions professionnelles à la crocidolite, à l’amosite, à la trémolite et au chrysotile. On observe aussi des malades dans la population générale vivant dans le voisinage d’usines ou de mines d’amiante et dans l’entourage des ouvriers travaillant l’amiante.
Le mésothéliome est un cancer qui affecte le plus souvent la plèvre (enveloppe des poumons). Une exposition à l’amiante d’origine professionnelle ou environnementale est la cause principale de cette maladie. L’apparition de cette maladie peut survenir plusieurs dizaines d’années après une exposition à des fibres d’amiante.
A ce jour, en l’absence de traitement efficace, le mésothéliome est souvent fatal en seulement quelques mois. Le mésothéliome est inscrit au tableau n°30 des maladies professionnelles (régime général) et au tableau n°47 (régime agricole). Cette maladie (à déclaration obligatoire) peut ainsi sous conditions être reconnue comme maladie professionnelle.
Aucun seuil n’a été mis en évidence pour le risque cancérogène de l’amiante, la dimension des fibres est déterminante quant aux effets sur la santé.
Plus les particules d’amiante sont petites plus elles peuvent pénétrer en profondeur dans l’appareil respiratoire. Plus les fibres sont longues et fines plus l’organisme à du mal à les éliminer.
Le tabagisme augmente le risque de cancer broncho-pulmonaire résultant de l’exposition à l’amiante. Un fumeur exposé à l’amiante voit le risque de développer un cancer 53 fois plus élevé qu’un non fumeur non exposé.