
Les deux arrêtés CREP & DRIPP du 3 août 2026 viennent modifier et compléter les arrêtés du 19 août 2011.
Pour rappel :
L’arrêté CREP du 19 août 2011 décrit les modalités de réalisation du constat de risque d’exposition au plomb, qui consiste à mesurer la concentration en plomb des revêtements du bien immobilier afin d’identifier ceux contenant du plomb, à décrire leur état de conservation et à repérer, le cas échéant, les situations de risque de saturnisme infantile ou de dégradation du bâti.
L’arrêté DRIPP du 19 août 2011 décrit les modalités de réalisation du diagnostic du risque d’intoxication par le plomb des peintures, qui consiste à rechercher des revêtements dégradés contenant du plomb susceptibles de constituer un risque d’exposition au plomb dans des lieux fréquentés régulièrement par le(s) mineur(s).
L’art. 3 modifié autorise l’utilisation des appareils à tubes sous réserve du respect des critères de performance fixés réglementairement.
L’Art. 2 impose aux appareils de à fluorescence X de répondre à 4 critères de performance qui doivent être vérifiés lors des opérations de maintenance ou lors de la vente d’un appareil à fluorescence X.
Les appareils munis d’une source radioactive sont également concernés par le respect de ces critères lors de leur vente et des opérations de maintenance (ressourcing notamment !).
Conséquences probable de cette évolution réglementaire :
Le titre de l’arrêté devient :
« Arrêté du 19 août 2011 relatif au diagnostic du risque d’intoxication par le plomb des revêtements » au lieu de « Arrêté du 19 août 2011 relatif au diagnostic du risque d’intoxication par le plomb des peintures ».
Le mot « peinture » est également supprimé de l’art. 1 de l’arrêté du 19 août 2011.
Au niveau méthodologique, la suppression du mot « peinture », de l’art. 1 de l’arrêté du 19 août 2011 et du titre de l’arrêté, confirme bien que la recherche de plomb dans le cadre de la réalisation d’un DRIPP n’est pas limitée aux seules peintures. La mission DRIPP vise plus largement tous les revêtements dégradés (peinture, faïence, enduits…).
Ces modifications réglementaires semblent avoir été prises sans consulter les fabricants & distributeurs d’appareils de mesure à fluorescence X ni les syndicats professionnels des diagnostiqueurs immobiliers.
Les conséquences induites par ces modifications réglementaires n’ont pas été suffisamment étudiées, analysées ou anticipées.
A ce stade, suite aux échanges que nous avons pu avoir avec les fabricants et revendeurs d’appareils, ces deux arrêtés sont techniquement inapplicables !
Souhaitons que la Direction Générale de la Santé apporte des clarifications qui permettront d’ajuster certaines de ces contraintes réglementaires.
Affaire à suivre…
Publié le : 13 Août 2026